Après la coque, au tour des hélices Hivernage

Et nous voici au début de la 2eme année de notre voyage avec Talulah !

Et nous voici au début de la 2eme année de notre voyage avec Talulah !

En mai, nous avions laissé TALULAH à CHAGUARAMAS sur l’île de TRINIDAD et TOBAGO à l’abri des cyclones car cette île est située proche des cotes du Vénézuela, au sud des Antilles et en dehors de la zone cyclonique. Dans tous les cas de figure nous n’avions pas d’autre choix car notre assurance ne fonctionnerai pas si nous l’avions hiverner plus au nord. En effet plus au nord c’est GRENANDE ET CARRIACOU et on a a bien fait car BERYL un cyclone de niveau 5 avec des vents à plus de 250 km a totalement rasél’ile de Cariacou le 30 juin.

Chagaramas est une zone de chantiers navals spécialisés dans les bateaux de plaisance avec des chantiers très professionnels et des centaines de bateaux y sont abrités tous les étés.

Arrivés le 1er mai ,Il nous avait fallu 8 jours pour préparer le bateau à un été très chaud et très-très humide, avec une chaleur et une humidité intenables, qui nous obligeaient à travailler très tôt des à 6h du mat :

Objectif anti moissisures : faire tout ce qu’il est possible pour éviter de retrouver un bateau moisi , tout vert à l’intérieur. Et oui ce n’est pas rare dans ses zones proches de l’equateur.

– Rangement et grand nettoyage javel-vinaigre-alcool (on a dû passer 5 litres de chaque, vous connaissez Corine !) des fonds du bateau, de tous les coffres, placards, équipés etc…
– Mise sous vide de tous les textiles, pour éviter les moisissures et l’oxydation, et donc, déhoussage des matelas et du moindre coussin.
Pareil pour l’électronique, livres et papiers du bord.

– Mise en bidons étanches de toute la nourriture restante à bord pour éviter de se retrouver avec pleins de cafards ou de mites à bord au retour.

Objectif les Voiles

– Et pour la partie voile, affalage, rinçage, séchage et pliage puis mise à l’intérieur du carré des voiles pour éviter là encore les moisissures si on les laissait à l’air libre ou dans une soute non ventilée. La grand-voile est rentrée dans le carré au chausse pied, le nouveau génois dans son sac de 6m de long a envahi la coque tribord, etc….. L’annexe, tous les bouts, défenses, accessoires ont eu le même traitement.

HIVERNAGE DES MOTEURS , PONCAGE DES COQUES , REPARATION DIVERSES

On en a avait aussi profité pour faire la révision des moteurs du bateau et celui de l’annexe, du groupe électrogène, de refaire la peinture du bateau et de réparer le bout-dehors qui n’avait vraiment aimé les arrêt-buffets dans les vagues à plus de 15 noeuds, le vit-de-mulet qui tient la bôme au mât qui accusait ses 25 printemps, etc….. On finit par le ponçage des 2 coques sous la flottaison avec une nouvelle résine epoxy et un antifooling tout neuf.

Une semaine de travail épuisante début mai donc, comme un entrainement pour l’été avec les travaux en retard de la maison à gérer dès notre retour en France…….

RETOUR NOVEMBRE : déshivernage

Travail à recommencer mais à l’envers dès notre retour le 11 novembre donc au chantier Peake Services ou est stationné le bateau. Les alizés ne sont pas là, l’eau est à 30 degrés, on perd des litres de sueur dès qu’on travaille au soleil ou si il n’y a pas de vent.

Mais en récompense, le bateau est nickel, sans moisissure, et tout est bouclé dans les temps. On remet tout en état, on fait les réparations prévues avec des pièces rapportées de France.
On range et on travaille jusqu’à la mise à l’eau le mercredi 20 novembre dans une chaleur étouffante et humide avec quelques orages. On retrouve des équipages croisés en mai et on fait d’autres belles rencontres ( encore des bateaux bretons ).

Restera à remettre en route le Dessalinisateur qui est tombé en rade en avril dernier. On a changé la pompe de gavage qui avait rendu l’âme mais il reste un doute sur la pompe Clark celle qui monte à 70 bars et pousse l’eau au travers de la membrane. .. on croise les doigts on l’essayera dans des eaux propres en arrivant à Grenade. Ici trop d’hydrocarbures et d’impuretés.

Le 20 novembre, on remet un Talulah tout neuf à l’eau sans problème sous le soleil. Comme le mouillage devant le chantier est complet, on va directement mouiller à 4 miles de là dans une crique ou on trouve un peu de fraicheur pour la soirée et la nuit, Le lendemain, une première tortue nous dit bonjour pendant le café du matin, puis retour en cata à Chagaramas pour la clearance de sortie du bateau et de son équipage (2 bureaux, 15 formulaires, 5 carbones …..) et nous voila partis avant le coucher du soleil pour le nord en profitant d’un alizé bien orienté et normalement faible qui devrait nous amener à l’île de GRENADE pour le lever du soleil afin d’éviter le corail la nuit et trouver un bon mouillage. On a programmé une arrivée à l’aube ..La nuit superbement étoilée, la température chaude et la houle modérée nous font passer une première nuit en mer agréable malgré la fatigue.

Mais c’est compter sans Talulah qui tout content de retrouver l’océan, avec sa coque bien propre et lisse accélère et on atteint les 9 noeuds ce qui ne nous arrange pas : on arriverait à 3h du matin !!! . Alors on cherche le frein en prenant un ris dans la GV, puis en réduisant le génois puis carrément en le roulant complètement et en envoyant la trinquette. Rien n’y fait, on doit attendre une heure devant le mouillage que le jour commence à se lever pour prendre une bouée devant le port de St Georges, la capitale de l’île, se reposer et faire la clearance d’entrée avant un premier bain, toujours à 30°.